| Le recensement de 1951 confirma la supériorité démographique du village sur la campagne. C'est au moment où le secteur urbanisé renversa la tendance qu'on choisit de demander le statut de ville pour l'agglomération. Ce fut fait en 1948. M. Antoine Charbonneau fut le premier maire de la nouvelle ville tandis que M. Albert Mondou était alors maire de la paroisse. Sans doute n'est-il pas sans intérêt de souligner que M. Antoine Séguin fut maire de la paroisse de 1872 à 1903 et M. Nelson Renaud, de 1951 à 1967. Au village, M. Éméry Féré occupa le fauteuil du maire de 1875 à 1886 et M. Félix Paquin, de 1887 à 1901. Ces hommes appartiennent à l'histoire.
Au cours de l'été de 1949, le premier ministre Maurice Duplessis, le député et ministre Paul Sauvé, accompagnés de Mgr Conrad Chaumont, inaugurèrent le pont Arthur-Sauvé, en remplacement du vieux pont de Bellefeuille. Pour leur part, les Dames de la Congrégation Notre-Dame de Montréal célébrèrent, le 11 juin de la même année, le centenaire de leur entrée dans le couvent qu'avait bâti le curé Paquin. En 1949, on hissa aussi dans les clochers de l'église un tout nouveau carillon. Ce n'est qu'en 1951 toutefois qu'on hissera le gros bourdon dans la tour est... après qu'il se fût écrasé sur le parvis lors des manoeuvres de 1949.
La population augmentant sans cesse sur le territoire, Sainte-Marthe-sur-le-Lac apparaît dans les recensements en 1961 avec une population de 1 411 habitants. Son territoire a aussi été détaché, à la fin des années 50, de la partie rurale de Saint-Eustache. C'est aussi en raison d'une rapide croissance démographique que la ville doit se doter de nouvelles écoles : Jacques-Labrie en 1952 et Notre-Dame en 1956. Le campus de la commission scolaire régionale verra le jour au milieu des années 60. Désireuse de se donner un hôtel de ville qui reflète mieux son identité culturelle et son histoire, la Ville acquiert le manoir Globensky en 1961 et s'y installe l'année suivante. À la fin de décembre 1986, c'est le vieux couvent qui devient le centre administratif municipal avant de devenir tout simplement la mairie.
En 1972, il y eut fusion entre la ville et la paroisse de Saint-Eustache. La population de la nouvelle entité administrative était alors de 17 000 âmes environ. Elle a doublé en 20 ans, entre 1951 et 1971. Elle augmentera son rythme de croissance entre 1971 et 1991 et passera à 37 000 habitants. Actuellement, avec ses 41 400 citoyens, Saint-Eustache demeure le coeur de la MRC de Deux-Montagnes et l'une des villes les plus dynamiques des Basses-Laurentides.
À son dynamisme il faut ajouter ce rayonnement culturel que lui confère la présence, au coeur du Vieux-Saint-Eustache, de ces trois précieux monuments historiques que sont le moulin Légaré, le manoir Globensky et surtout la vieille église paroissiale, celle qui a été le témoin silencieux des événements mémorables de 1837. Ces trois joyaux donnent à la ville son caractère unique.

Évolution de la population
Année |
Paroisse |
Village/Ville |
Total |
1790 |
|
|
2 385 |
|
359 |
4 521 |
4 880 |
|
2 372 |
915 |
3 287 |
|
1 685 |
1 079 |
2 764 |
|
1 732 |
1 564 |
3 286 |
|
2 367 |
2 615 |
4 982 |
|
3 801 |
5 463 |
9 220 |
|
7 411 |
9 479 |
16 890 |
|
|
|
29 771 |
|
|
|
37 278 |
|
|
|
41 400 |
|
|
|
41 931 |
|
|
|
41 295 |
|
|
|
41 505 |
|
|
|
41 256 |
2005 |
|
|
41 635 |
|